Énergie

Votre énergie, du coup d'œil à la communauté

casasmooth commence par vous montrer où va chaque watt. Puis il vous laisse poser des règles simples, appareil par appareil. Puis un optimiseur planifie autour de vos besoins, jamais contre eux. Et la même logique s'étend à un immeuble entier, puis à des voisins qui partagent leur production. Cette page suit cet ordre, du plus simple au plus avancé.

01 · Le plus simple

Voir où va chaque watt, en direct

Avant de piloter quoi que ce soit, il faut comprendre. La vue énergie de la box montre le bilan instantané entre le toit, la maison, la batterie et le réseau, et le diagramme de flux détaille quel appareil consomme quoi. Ce sont deux graphiques parmi les nombreux que l'application propose : cette page n'en montre qu'une sélection.

  • Un bilan en direct, rafraîchi toutes les cinq secondes : production, consommation de la maison, surplus, état de la batterie et sens de l'échange avec le réseau.
  • Un diagramme de flux, des sources vers les consommateurs : le solaire, la batterie et le réseau d'un côté, chaque usage mesuré de l'autre, avec sa puissance du moment.
  • La prochaine action automatique est annoncée en clair, avec son heure et le tarif attendu. Rien ne se passe dans votre dos.
Le diagramme de flux : des sources aux consommateurs, appareil par appareil.
Le diagramme de flux : des sources aux consommateurs, appareil par appareil.
La vue « Maintenant » : bilan en direct, prévision sur 48 heures, météo et production attendue, conditions du réseau.
La vue « Maintenant » : bilan en direct, prévision sur 48 heures, météo et production attendue, conditions du réseau.

02 · Piloter sans programmer

Des règles simples, appareil par appareil

Chaque consommateur pilotable, borne de recharge, chauffe-eau, pompe à chaleur ou pompe de piscine, reçoit sa propre carte de règles. On coche, on règle un curseur, et la box s'en charge. Aucune ligne de configuration.

  • Quand allumer : uniquement lorsqu'on est à la maison, pendant la fenêtre tarifaire favorable, à une heure fixe, ou quand le prix est au minimum de la journée.
  • Sur quelle énergie : solaire au-dessus d'un seuil de puissance, batterie au-dessus d'un niveau de charge, ou un certain temps avant le pic solaire prévu.
  • Combien de temps : une durée de cycle, ou une gestion de session pour les appareils qui ont un objectif à atteindre, comme une voiture à recharger.
  • Ce qu'il ne faut jamais faire : ne pas couper un appareil en plein cycle au-dessus d'une certaine puissance, et vous prévenir s'il consomme plus que prévu.

Un geste manuel gagne toujours : si vous allumez un appareil à la main, la box le laisse tranquille pendant une heure avant de reprendre ses règles.

La carte de règles d'un consommateur : chaque ligne est une règle, chaque règle se lit sans notice.
La carte de règles d'un consommateur : chaque ligne est une règle, chaque règle se lit sans notice.

03 · Un cran plus loin

L'optimiseur : vos besoins d'abord, l'économie ensuite

Les règles simples décident appareil par appareil. L'optimiseur regarde tout en même temps : la production solaire prévue sur 48 heures, le tarif heure par heure, la batterie, la voiture, le chauffe-eau, la pompe à chaleur. Il cherche le plan le moins cher qui respecte tout ce que vous avez déclaré. Voici ce que cela veut dire concrètement.

Vous dites

« Cette prise doit livrer 30 kWh à la voiture, maintenant »

Une session de charge avec objectif est une contrainte dure : la borne charge tout de suite, sans interruption, jusqu'aux 30 kWh. L'optimiseur et les règles simples se retirent de cet appareil tant que la session dure, quoi qu'il arrive au prix. Une session s'ouvre en scannant le code de la prise, e-mail et kWh à l'appui : c'est aussi ainsi qu'un invité charge sur votre borne.

Vous dites

« Le chauffe-eau doit tourner chaque jour »

Il tournera, aux heures les moins chères. Et si le plan est recalculé en cours de journée, les heures déjà livrées ne sont pas renégociées. L'eau ne descend jamais sous la température que vous avez fixée, ni sous le plancher sanitaire.

Vous dites

« Seulement quand on est là »

En absence, pas de confort chauffé à vide et pas de relance d'un appareil pour personne. Les obligations journalières sont suspendues, elles reprennent au retour.

Vous dites

« Ne pas couper le lave-linge en plein cycle »

Les règles automatiques ne coupent jamais un appareil qui consomme au-dessus du seuil que vous avez choisi, et lui laissent un délai après son démarrage. C'est un réglage par appareil, deux curseurs sur sa carte.

Vos besoins sont des contraintes dures

L'optimiseur n'a pas le droit de les violer, même si cela coûterait moins cher. Il dépense toute la liberté qui reste à vous faire économiser.

Le réseau passe avant tout

Un signal du gestionnaire de réseau, limite de puissance ou fenêtre de blocage, est honoré comme une contrainte dure, journalisé et réversible.

Chaque décision est expliquée

Le journal dit qui a décidé quoi et pourquoi : une règle, l'optimiseur, un signal réseau ou votre propre geste. La qualité des décisions est mesurée, pas supposée.

04 · Les francs, pas seulement les kilowattheures

Comprendre son historique et compter en francs

Les kilowattheures ne convainquent personne, les francs si. La box valorise chaque kilowattheure au prix réellement payé, avec le tarif de votre fournisseur, pas un prix moyen théorique.

  • L'historique sur 24 heures à 7 jours : ce que chaque appareil a reçu, de quelle source, et le bilan injection ou soutirage de l'installation.
  • Le coût du jour et du mois, ventilé par usage : chauffage, eau chaude, voiture, électroménager. La somme des usages est toujours égale à la facture réelle.
  • Le tarif dynamique de votre fournisseur, heure par heure sur 24 heures, dans les deux sens : le prix du soutirage et le prix de reprise de votre injection. C'est ce prix que suivent les règles et l'optimiseur, croisé avec la météo et la prévision de production solaire : la box sait ce que le toit produira demain avant de décider quand consommer.
  • La veille permanente, ce que la maison consomme quand personne n'y touche, annualisée en francs. C'est souvent le chiffre le plus frappant, et il ne dépend d'aucun réglage.

Ce que l'orchestration a rapporté se lit contre une courbe de référence au prix moyen. Si l'écart est défavorable, il s'affiche aussi : un outil qui ne montre jamais de perte n'est plus une mesure.

Coûts et tarifs : bilan horaire, coût du jour et du mois par catégorie, tarif dynamique du fournisseur, flexibilité disponible pour le réseau.
Coûts et tarifs : bilan horaire, coût du jour et du mois par catégorie, tarif dynamique du fournisseur, flexibilité disponible pour le réseau.
L'historique : injection par appareil, livraisons par source, bilan de l'installation, avec la météo en regard.
L'historique : injection par appareil, livraisons par source, bilan de l'installation, avec la météo en regard.

05 · Le standard suisse, et au-delà

SmartGridready : le réseau parle, la maison écoute

SmartGridready est le standard suisse qui permet à un appareil d'être piloté indépendamment de son fabricant. La box en tient l'inventaire, classe par classe, et montre ce qui est configuré chez vous, ce qui est disponible, et ce qu'il reste à faire.

  • Pompe à chaleur, borne de recharge, chauffe-eau, batterie, onduleur, compteur, tarif dynamique : les classes d'appareils SmartGridready sont pilotées avec les profils de la bibliothèque officielle.
  • Le parc existant n'est pas oublié : un relais, un thermostat ou un chauffe-eau sans label reçoit la même logique par un proxy, et entre dans le même plan.
  • Les signaux du gestionnaire de réseau, limites de puissance, fenêtres de blocage, sont acquittés, journalisés et honorés comme des contraintes dures, avec un historique de conformité.

Et en Europe

En Allemagne et en Autriche, le pilotage favorable au réseau passe par EEBUS, publié comme norme IEC 63380. La box embarque une pile EEBUS éprouvée contre un équipement réel, sans être certifiée : elle coopère avec ce pilotage, elle ne prétend pas y être conforme. En France, le sujet est le mécanisme d'effacement NEBEF, un accès au marché plutôt qu'un standard d'appareil. Nous disons exactement ce qui est fait, et rien de plus.

Tester la réaction d'une installation aux signaux du réseau, avec le simulateur GRD

La couverture SmartGridready de l'installation, classe par classe, et les recommandations pour aller plus loin.
La couverture SmartGridready de l'installation, classe par classe, et les recommandations pour aller plus loin.

06 · Au-delà de la villa

Immeubles et topologies : une box par rôle

Deux installations qui portent les mêmes appareils peuvent avoir des bilans différents, parce que le câblage diffère. La box ne devine pas ce câblage : il se déclare à la mise en service, et le modèle en déduit ce qui entre dans le bilan. Trois topologies courantes.

Topologie 1

La maison individuelle

Une box, un compteur, un toit. Tout ce qui est décrit plus haut sur cette page, sans autre rôle.

Topologie 2

L'immeuble : une box bâtiment, une box par logement

La box du local technique possède les compteurs du bâtiment, exécute l'optimiseur et publie une image vivante : production, surplus, part solaire, tarifs. Chaque box de logement ne reçoit que sa propre part, jamais celle d'un voisin.

Topologie 3

Les sources hors bilan

Un champ photovoltaïque injecté directement au réseau, une batterie partagée avec un autre bâtiment : ils appartiennent au foyer sans alimenter le logement. Ils sont affichés et pilotés, mais exclus du bilan, pour ne pas gonfler une autoconsommation qui n'existe pas.

  • Un index mesuré prime toujours sur un index calculé, et rien n'est compté deux fois : un appareil est compté par sa puissance ou par son compteur, jamais les deux.
  • Ce qui reste inexpliqué se voit : l'écart entre la consommation totale et la somme des appareils mesurés s'affiche comme « non mesuré », au lieu d'être réparti en silence.
  • Dans un immeuble, le décompte entre logements est un moteur à part entière : répartition du solaire par tranche de quinze minutes, tarifs internes plafonnés selon la loi, communs pondérés par la surface, et des décomptes imprimables.

Voir la page dédiée aux immeubles et aux collectifs

Le superviseur d'un immeuble sur notre banc d'essai : sources et emplois du bâtiment, sous-compteurs de logements, puis chaque logement pris à part.
Le superviseur d'un immeuble sur notre banc d'essai : sources et emplois du bâtiment, sous-compteurs de logements, puis chaque logement pris à part.

07 · Le plus avancé

RCP, vRCP, CEL : partager l'énergie entre voisins

Le droit suisse connaît trois cadres pour partager une production locale. Ils diffèrent par le périmètre et par le tarif du réseau, pas par la technique. Pour la box, c'est un seul et même protocole de coordination, avec un régime déclaré.

RCP : un bâtiment, un raccordement

Le regroupement dans le cadre de la consommation propre : plusieurs logements derrière un seul point de raccordement partagent le toit. Le décompte entre eux est le moteur décrit à la section précédente, en production aujourd'hui.

vRCP : plusieurs bâtiments, le réseau du quartier

Le regroupement virtuel : des bâtiments voisins partagent leur production en passant par le réseau de distribution, avec un tarif réseau réduit. Un immeuble déjà en RCP peut être un seul membre d'un vRCP.

CEL : la communauté électrique locale

Le cadre le plus large, ouvert depuis 2026 : des membres d'une même zone de desserte s'échangent de l'énergie, avec des règles d'admission et un rabais sur le tarif réseau propres au régime.

Comment la coordination se fait

Partager passivement, c'est laisser le réseau faire la somme. Coordonner, c'est agir : quand un foyer exporte pendant qu'un autre pourrait absorber, la communauté le voit et vote.

  • Toutes les quinze minutes, un coordinateur calcule ce qu'il y a à partager et propose une action, par exemple absorber un surplus en chargeant une voiture.
  • Chaque foyer vote avec sa propre box, qui vérifie d'abord que l'action est faisable chez lui. Un foyer dont la box est indisponible s'abstient : jamais de oui par défaut.
  • Ce qui a été promis, retenu et réellement livré se lit fenêtre par fenêtre, avec sa valeur. L'écart entre les trois est le coût de la coordination, et il est montré.

État réel : la coordination inter-bâtiments tourne sur notre banc d'essai, cinq villas et un immeuble simulés, avec un pilotage réel de bornes de recharge. C'est une capacité en préparation, pas encore un produit livré. Le décompte RCP dans un bâtiment, lui, est en production.

Le tableau de bord de la communauté sur le banc d'essai : ce que chaque foyer a à offrir, ce que les votes en font, et qui porte la décision.
Le tableau de bord de la communauté sur le banc d'essai : ce que chaque foyer a à offrir, ce que les votes en font, et qui porte la décision.

Parlons de votre installation

Une villa, un immeuble, un quartier : dites-nous ce que vous avez sur le toit et dans la cave, nous vous dirons ce que la box en fera, et ce qu'elle ne fera pas.